EXO a dépassé 250 000 utilisateurs et est présent dans 4 pays
Rencontre avec Bastien LACHAMBRE, co fondateur d'EXO Sport
EXO, une idée simple : récompenser la présence, pas la performance
Dans beaucoup d’univers fitness, la motivation est souvent tirée par la performance : calories, rythme cardiaque, chrono, classement. EXO prend un virage différent. Ici, qu’on fasse 20 squats, 50 ou 100, le principe reste le même : les points viennent de la fréquentation et de la régularité.
Ce choix change tout. Parce qu’il parle aussi bien à :
- la personne qui s’entraîne “tranquille” dans sa salle de quartier,
- l’adhérent qui veut se fixer des objectifs simples,
- celle ou celui qui aime se comparer à des amis sans se sentir “pas au niveau”.
Et c’est précisément ce qui explique une adoption large : EXO n’est pas réservé à une élite sportive. Il devient un compagnon de routine.
Comment ça marche côté adhérent : points, missions, communauté
Le fonctionnement est volontairement “sans prise de tête” :
- on vient à la salle,
- on valide (notamment via un QR code),
- on cumule des points,
- on fait des missions et des challenges,
- on échange les points contre de l’argent ou des récompenses.
Les récompenses peuvent venir de marques partenaires (des noms comme Nutripure, Gymshark, Nike, Garmin sont cités), et les salles peuvent aussi proposer leurs propres récompenses.
Résultat : une même mécanique sert à la fois le jeu… et les objectifs économiques du club.
Et quand ça prend, ça prend vraiment. Le fameux appel du dimanche n’est pas un “bug de motivation” : c’est la preuve qu’une routine peut devenir une mini-compétition personnelle. Le genre de compétition où l’adversaire, c’est surtout la flemme.
Ce que les salles y gagnent : les vrais enjeux business, sans détour
Côté club, la liste est claire et très terrain :
- plus de prospects,
- plus de fréquentation,
- plus de fidélisation (donc moins de résiliations),
- plus de notoriété (abonnés sur les réseaux, notes Google),
- et un levier de vente additionnelle via les shops et les stocks.
Ce qui est intéressant, c’est que ces enjeux concernent aussi bien les petites salles indépendantes que les grandes chaînes. EXO s’insère comme un système de motivation côté adhérent… et comme un accélérateur de régularité côté business.
“Et si tous les concurrents d’une ville l’ont ?” - la réponse est surprenante
La question revient souvent : si, dans une ville, 15 salles concurrentes utilisent la même solution, est-ce que ça “annule” l’intérêt ?
La logique décrite est l’inverse : tout est personnalisé par salle. Missions, challenges, récompenses, fidélité : plus on vient dans une salle donnée, plus on gagne dans ce cadre-là.
Et il existe même des cas où une salle a d’abord refusé… puis finit par devenir la dernière à rejoindre le mouvement. Avec, au passage, cette petite scène presque comique : la salle qui regarde tout le monde s’activer… et se rend compte qu’elle manque le train.
Une adoption large : de 15 à 85 ans (et une moyenne autour de 30)
EXO revendique un usage intergénérationnel : 15 à 85 ans, avec une moyenne autour de 30 ans “si on devait en faire une”, mais une réalité beaucoup plus étalée.
Le point clé n’est pas l’âge : c’est la simplicité. “5 écrans”, une validation rapide, un bénéfice immédiat, une récompense livrée à domicile.
La data comme levier : lisser les pics, comprendre les tendances, orienter les clubs
Avec plus de 250 000 utilisateurs et un réseau multi-activités (fitness, escalade, Pilates Reformer, studios, etc.), EXO décrit un accès à de nombreuses données d’usage :
- moments de la journée où les gens s’entraînent,
- types d’activités qui ressortent,
- comportements multi-salles (ex : des adhérents qui vont aussi ailleurs),
- et capacité à conseiller une salle sur ce qui peut marcher selon l’âge des adhérents et la zone géographique.
Un exemple concret est donné : inciter certains créneaux (14h–18h) via plus de points, pour désengorger le 19h et remplir plutôt un 17h. C’est du très opérationnel : plus de confort côté adhérent, meilleure gestion côté club.
Une ambition d’expansion : fitness, mais pas que
Le modèle est présenté comme duplicable : déploiement international (Belgique, Suisse, Luxembourg déjà cités, puis des annonces : Maghreb, Espagne et au moins deux autres pays dans l’année), et extension à d’autres univers sportifs.
L’idée de fond : que ce soit une salle de fitness, une box de CrossFit, un lieu d’escalade, du paddle, du yoga… les besoins se ressemblent : attirer, faire venir, faire revenir.
Le détail qui raconte tout : le numéro de téléphone perso
Il y a aussi une manière de faire qui marque : le numéro de téléphone de contact affiché… c’est le sien. Résultat : des appels de salles et d’utilisateurs, en France comme à l’étranger, parfois à des horaires improbables (Martinique incluse, donc pas les mêmes fuseaux).
Et ce canal devient une “mine de pépites” : idées, bugs non repérés, retours d’expérience très bruts… et surtout des preuves d’engagement, comme ces utilisateurs “piqués” par leurs objectifs.

FAQ SEO
1) À quoi sert EXO pour une salle de sport ?
À répondre à des enjeux très concrets : prospects, fréquentation, fidélisation, notoriété (réseaux, notes Google) et vente additionnelle via le shop.
2) Est-ce que l’app récompense la performance sportive ?
Non : la logique décrite est de récompenser la fréquentation et la régularité, pas le volume d’effort ou des métriques type cardio/calories.
3) Est-ce que ça marche pour tous les âges ?
Oui : des utilisateurs entre 15 et 85 ans sont évoqués, avec une app pensée “très simple” (QR code, peu d’écrans).
4) Est-ce un problème si plusieurs salles concurrentes d’une ville utilisent EXO ?
Non : tout est personnalisé par salle (missions, challenges, récompenses, fidélité liée à la salle fréquentée).
5) Quelles récompenses peut-on obtenir ?
Des points échangeables contre de l’argent ou des récompenses, notamment via des marques partenaires citées, et aussi via des récompenses propres à la salle.
6) EXO peut-il aider à mieux répartir l’affluence dans un club ?
Oui : un exemple est donné avec des incitations par points sur des créneaux (14h–18h) pour réduire la pression du pic de 19h.
7) EXO est-il limité au fitness traditionnel ?
Non : des sports et structures variés sont mentionnés (CrossFit, escalade, Pilates Reformer, yoga, paddle…).
8) Où l’app est-elle déployée ?
Elle est présentée comme utilisable dans environ 20 000 salles en Europe, avec 900 partenaires, et une présence dans 4 pays, plus des extensions annoncées.
Conclusion
Tout revient à cette scène du dimanche : pas de réseau, une séance non validée, et un appel pour sauver une série d’objectifs.
Ce n’est pas un détail. C’est le signe qu’une mécanique de régularité peut devenir une vraie boussole : on ne vient plus “quand on a le temps”, on vient parce que c’est devenu normal.
Ce n’est pas un détail. C’est le signe qu’une mécanique de régularité peut devenir une vraie boussole : on ne vient plus “quand on a le temps”, on vient parce que c’est devenu normal.
Et dans un secteur où les salles se battent autant contre la concurrence que contre l’inconstance des habitudes, valoriser le simple fait de revenir… c’est parfois la stratégie la plus puissante.